Rentrée 2021, prévisible comme d’habitude, le rectorat va surcharger les classes avec les élèves restés sans affectation dont les parents se manifestent. Les autres en attendant risquent d’errer les rues en se tournant vers la délinquance.
Résultats :
– des élèves désorientés, affectés dans des filières qui n’ont rien à voir avec leur projet pro
– des classes surchargées où les plus en difficultés seront délaissés
– des établissements surchargés où la violence régnera
Et bien évidemment la communauté éducative subira la violence, l’échec scolaire et une charge de travail énorme.
À court terme il existe des solutions d’URGENCE que nous STEG-UTG, syndicat guyanais sommes force de proposition, à savoir la possibilité ➔ d’installation rapide de locaux temporaires en utilisant :
– le foncier non exploité (déboisé) ex : abord du centre pénitencier, lotissements de Césaire, espace prévu pour le casino
– les infrastructures inexploitées, laissées à l’abandon ex : terrain de l’ancien centre sociaux culturel de Cayenne, l’AFPA, l’ICF et autres
– dons, prêts, locations d’espaces avec les particuliers
À long terme, il faudrait construire à l’image de la Guyane, pays d’Amazonie des infrastructures adaptées à notre situation géographique, climatique et sociale. La Guyane est un grand territoire avec une démographie importante. Il serait temps de doter chaque commune de façon équitable en terme de collèges et ➔ lycées (ex : un lycée entre Iracoubo et Sinnamary, un autre entre Roura, Matoury et Montsinnery etc.)
➔ Il faut construire des établissements à taille HUMAINE
Il faut exploiter nos matières premières de construction, adaptées à notre ➔ environnement et respectueuses de celui-ci ; ce qui permettra par la même occasion de créer de l’emploi (bois de Guyane, brique de Guyane…)
➔ Il existe aujourd’hui des méthodes de construction rapides et efficaces à long terme (containers aménagés avec ouvertures ventilées)
Pour rappel, dans les accords de Guyane, nous demandions le désenclavement des ➔ communes, qui permettrait de faciliter les déplacements pour les constructions et l’accès entre autre, à l’éducation pour tous, sans avoir à séparer des familles
LE STEG-UTG exige qu’un Conseil de l’Éducation Nationale Extraordinaire soit organisé pour que ces questions soient traitées et que des solutions D’URGENCE soient adoptées et adoptables dans un délais de 3 mois maximum afin que chaque élève de Guyane puisse étudier dans les meilleures conditions; car cette rentrée en la situation actuelle, impactera négativement toute la communauté éducative.
